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Christian Fosserat
photographe naturaliste
« La vraie nature des animaux est d’êtres libres et sauvages. »…Christian aime se perdre dans la forêt, et ce depuis sa plus tendre enfance…Ces balades lui ont permis d’éveiller sa curiosité et de surmonter ses peurs, celles de la nuit surtout !
C’est sans doute là qu’il faut rechercher les racines de sa passion pour les rapaces nocturnes.
La photographie animalière, il l’a découverte à travers les travaux de ses modèles : S.Salgado,R.-P.Bille,F.LAnting,J.Brandengurg, puis a appris seul les rudiments de la photographie.
« Dans la photo, l’immédiateté me plaît beaucoup, saisir l’instant présent c’est magique »
Dés qu’il évoque son activité préférée, Christian s’enflamme « … Être dans la nature m’inspire, je me sens vivre pleinement,je me nourris de cette énergie foisonnante qui me vivifie et j’en ressors plein de satisfaction et de plaisir. »
Ses premiers sujets font partie des classiques du genre : chamois, cerfs,bouquetins… Mais bien vite les grands mammifères ne lui suffisent plus et au lieu de se tourner, comme le font la plupart des photographes naturalistes, vers « l’oiseau rare », Christian s’intéresse à la faune de proximité, celle qui vit autour de chez lui.
Conscient de l’impact de sa présence sur le milieu, il ne laisse rien au hasard avant d’entreprendre une série de clichés. Multipliant les visites de repérage, toujours attentif, il cherche le moment optimal, le bon mouvement, l’ambiance idéale propre à l’inspirer. Alors seulement, il se fond dans le paysage, sans affût lourd qui « coupe l’observateur du monde et en fait un handicapé des cinq sens, en restreignant la vue à une minuscule fenêtre de quelques centimètres carrés ».
Côté technique, Christian a adopté le monopode, dont la souplesse d’utilisation permet une rapidité de mouvement unique. Un objectif de 600 mm. lui permet de rester à distance raisonnable de ses sujets et de saisir quelques instants de leur vie privée sans les gêner. La difficulté reste bien de se faire accepter des animaux.
La tentation est grande de réduire la distance qui sépare le photographe de son sujet ; il faut résister et éviter un dérangement qui provoquerait la fuite de l’animal.
Cet aspect est primordial dans la démarche car jamais une belle photo ou une observation réussie ne pourront êtres faits avec un sujet qui ne se sens pas en total confiance.
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